Un nouveau développement est intervenu dans le dossier de la tentative de coup d’État survenue au Burkina Faso le 3 janvier dernier. L’ancien président de la transition burkinabè, réfugié au Togo depuis octobre 2022, a été arrêté à Lomé avant d’être expulsé.
Renversé par le capitaine Ibrahim Traoré, l’ex-dirigeant vivait en exil sur le territoire togolais, où il était régulièrement accusé par les autorités de Ouagadougou de chercher à déstabiliser la junte au pouvoir.
Selon une source proche du dossier, l’arrestation est intervenue le vendredi 16 janvier. Le militaire a été conduit depuis sa résidence du quartier « Lomé 2 » vers la Cour d’appel de la capitale togolaise. Un juge y aurait statué en faveur de la demande d’extradition formulée par les autorités burkinabè.
Après cette décision, quelques effets personnels lui ont été remis depuis le complexe résidentiel des « Six villas », une zone hautement sécurisée de Lomé, où ses déplacements restaient étroitement surveillés. Il a ensuite été escorté vers l’aéroport le samedi 17 janvier, pour une destination qui n’a pas encore été officiellement confirmée. Cette extradition renforce la thèse avancée par Ouagadougou, selon laquelle un complot visant à renverser le régime en place aurait été en préparation. Les autorités burkinabè affirment en effet avoir déjoué une nouvelle tentative de déstabilisation le 3 janvier dernier. À ce stade, ni les autorités du Burkina Faso ni celles du Togo n’ont officiellement communiqué sur les conditions de cette extradition ni sur la destination finale de l’ancien chef de la transition.



















