(3.199,274 milliards de FCfa pour maintenir la dynamique de développement)
Dans quelques jours, l’Assemblée nationale va ouvrir la deuxième session ordinaire de l’année dont le plat de résistance est l’examen et l’adoption du projet de Loi de finances gestion 2024. A ce propos et en prélude à cet exercice parlementaire, le gouvernement vient de jouer sa partition en adoptant lors de son conclave du mardi 26 septembre 2023, le projet de décret transmettant à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, le projet de Budget général de l’Etat pour l’exercice 2024. Le projet de loi de finances s’équilibre en ressources et en charges à 3.199,274 milliards de FCfa.
Il convient d’entrée de rappeler que les dispositions constitutionnelles font obligation au gouvernement de transmettre à l’Assemblée nationale le projet de loi de finances de l’année n+1 au plus tard une semaine avant l’ouverture de la session d’octobre. Déférant à ces prescriptions, le gouvernement du président Patrice Talon a régulièrement transmis dans les délais le projet de loi à l’Assemblée nationale en vue de son examen et son adoption. Il vient d’ailleurs à nouveau d’en donner la preuve avec l’adoption de ce projet de décret lors de son conclave du 26 septembre 2023. Du compte rendu qui en est issu, il ressort que la loi de finances pour la gestion 2024 s’équilibre en ressources et en charges à 3.199,274 milliards de FCfa. Comparativement au budget 2023 en cours d’exécution qui lui est, de 3.033,337 milliards de Fcfa, on observe une hausse de 5,5%. Relativement aux grandes tendances du projet, on relève un taux de croissance du Pib de 6,5% en 2024 contre 6,1% attendu à fin décembre 2023. Selon les prévisions, le déficit budgétaire pour 2024 s’établirait à 3,7% du Pib contre 4,3% projeté pour la fin de l’année 2023, et un taux d’inflation maîtrisé. Ce projet de budget porte l’inclination du gouvernement à amplifier son option de répondre de façon plus structurelle et plus visible à la demande sociale. En effet, le niveau d’allocation de ressources aux actions à sensibilité sociale atteindrait 41,9% du budget général. Il s’observe une hausse des ressources du budget de l’Etat pour la gestion 2024, un taux de progression de 12,8% qui correspond à 236 milliards de FCfa. Ces ressources sont chiffrées à 2.076 milliards de FCfa contre 1.840 milliards de Fcfa prévus dans le scénario initial de la loi de finances 2023. Cette performance est symptomatique de la bonne trajectoire des produits de recettes budgétaires malgré un contexte économique mondial peu favorable. Il sonne aussi comme le signe de la résilience de l’économie qui se fait de plus en plus robuste. Par ailleurs, il traduit la pertinence des différentes réformes engagées au plan économique depuis 2016. On y voit en effet le fruit des réformes fiscales et non fiscales centrées sur l’élargissement de l’assiette fiscale et la dynamique de consommation puis des investissements massifs dans les secteurs clés de l’économie en cours de réalisation depuis 2016,
La dynamique du « hautement social » maintenue
Au regard des ambitions annoncées dans le budget, il est aisé de relever que gouvernement, en dépit des prouesses enregistrées, n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Il a le souci de consolider les acquis et pour cela, ce projet de loi de finances pour l’année 2024 prend l’option d’accélérer la transformation structurelle de l’économie et d’opérer concomitamment une meilleure répartition des fruits de la croissance pour plus d’équité et de justice sociale. Il est aisé de constater, à la lecture des grandes lignes de ce projet de budget, un souci, une volonté et un engagement de consolidation budgétaire ainsi qu’ un renforcement du mdèle social en cours de construction. Tous ces éléments rassurent que le virage social du gouvernement déjà relevé dans les budgets précédents est maintenu et que le Président Talon tient à honorer son engagement d’un mandat « hautement social ».
Gabin Goubiyi




















