Le président Romuald Wadagni s’est rendu à Lomé le mercredi 3 juin 2026 pour s’entretenir avec son homologue togolais Faure Gnassingbé. Cette visite marque la quatrième étape de sa toute première tournée diplomatique régionale. Elle intervient immédiatement après ses déplacements au Nigeria ainsi que dans deux pays de l’Alliance des États du Sahel (Aes).
Dix jours à peine après avoir pris les rênes du pays, Romuald Wadagni imprime déjà un rythme effréné à sa diplomatie. Après des passages hautement stratégiques au Nigeria puis dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (Aes) à savoir le Niger et le Burkina Faso, le Chef de l’État béninois a atterri ce mercredi à Lomé. Reçu avec les honneurs par le président Faure Gnassingbé, Romuald Wadagni parachève la première phase d’une tournée d’urgence destinée à redessiner les alliances de Cotonou dans la sous-région. Le président Romuald Wadagni a échangé avec son homologue Faure Gnassingbé sur les grands dossiers d’intérêt commun à savoir le renforcement de la coopération économique, le développement des infrastructures régionales, la sécurité aux frontières, la stabilité politique et l’intégration ouest africaine.
Le Bénin et le Togo partagent une vulnérabilité commune, la descente de la menace terroriste depuis le Sahel vers les pays du golfe de Guinée. Fort de ses escales de la veille à Niamey et Ouagadougou, Romuald Wadagni a partagé avec Faure Gnassingbé sa vision d’une coopération militaire interconnectée, indispensable pour verrouiller les frontières septentrionales des deux pays. Le choix de Lomé comme quatrième étape de la toute première tournée sous-régionale de Romuald Wadagni n’est pas anodin. Les deux pays entretiennent des relations historiques et partagent d’importants enjeux économiques et sécuritaires. L’axe Lomé-Cotonou, maillon du corridor côtier Abidjan-Lagos, demeure stratégique pour les échanges régionaux dans la sous-région.
À travers cette visite, le président Wadagni confirme sa volonté de faire du dialogue avec les pays voisins l’un des piliers de la politique extérieure béninoise. Une dynamique qui prouve à suffisance que là où son prédécesseur Patrice Talon avait privilégié une approche parfois rigide, Romuald Wadagni choisit la Realpolitik de proximité. L’escale togolaise n’est pas qu’une simple visite de courtoisie. Elle répond à des impératifs économiques immédiats.
Sergino Lokossou




















