Les 16 et 17 novembre 2026, Cotonou accueillera la 6e édition du Cyber Africa Forum (Caf). Plus de 1 000 acteurs de l’écosystème numérique africain sont annoncés à ce rendez-vous consacré à la confiance numérique, à la transformation digitale et à la cybersécurité. L’annonce a été faite par les organisateurs, le lundi 2 novembre 2026, à l’occasion d’une table ronde tenue dans la capitale économique.
Après le succès de la précédente édition, le Bénin s’apprête à accueillir, pour la deuxième fois consécutive, le Cyber Africa Forum. Les 16 et 17 novembre prochains, Cotonou sera ainsi le point de convergence des acteurs publics et privés engagés dans la construction d’un environnement numérique plus sûr sur le continent. En prélude à cette rencontre, les organisateurs ont réuni plusieurs personnalités autour du thème : « Confiance numérique à l’ère de l’IA : enjeux et perspectives pour l’Afrique ». Cette table ronde a connu la participation de Franck Kié, fondateur et commissaire général du Cyber Africa Forum, Marc-André Loko, directeur général de l’Agence des systèmes d’information et du numérique (Asin), Ouanilo Médégan Fagla, directeur général du Centre national d’investigations numériques (Cnin), Wilibrod Dossou, directeur des analyses, de la veille et de l’intelligence stratégique, ainsi que Richmond Tiemoko, représentant résident du Fonds des Nations unies pour la population. Cette rencontre a permis d’aborder les grandes évolutions du numérique à l’échelle mondiale, mis en perspective le positionnement du Bénin et ses priorités stratégiques en matière d’innovation et d’Intelligence artificielle. Pour Franck Kié, cette 6e édition ambitionne d’avoir un impact encore plus important. Placée sous le thème « Construire la confiance numérique de demain », elle entend mettre au cœur des échanges les défis liés à la sécurisation des usages numériques et à la protection des données sur le continent.
Anticiper les menaces numériques
Pour le commissaire général du Caf, la confiance numérique constitue désormais un enjeu majeur pour les sociétés africaines. Elle repose, explique-t-il, sur la capacité à garantir la sécurité des échanges effectués à travers les outils et plateformes numériques. Qu’il s’agisse de travailler, de se déplacer, de transférer de l’argent ou de partager des données sensibles, les usages numériques occupent une place grandissante dans le quotidien des populations. Sans des mécanismes efficaces de sécurisation, les utilisateurs restent exposés aux cybercriminels. Franck Kié alerte notamment sur l’ampleur croissante de la cybercriminalité et sur l’intérêt de plus en plus marqué que les réseaux criminels portent au continent africain. Face à cette menace, il estime que l’Afrique doit prendre dès maintenant les dispositions nécessaires pour renforcer ses capacités de prévention et de protection. « Demain se construit aujourd’hui », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité pour les pays africains de sortir d’une posture de réaction pour privilégier l’anticipation. À ses yeux, le continent dispose d’une occasion de prendre son avenir numérique en main, en misant sur la réflexion, la stratégie, la construction de solutions adaptées et la mise en œuvre d’actions concrètes. Le choix du Bénin pour accueillir une deuxième édition consécutive du forum n’est d’ailleurs pas anodin, selon lui. Franck Kié salue les avancées du pays en matière de cybersécurité et d’innovation, ainsi que son engagement sur les questions de confiance numérique. Pour le commissaire général, cette fidélité traduit également la confiance des organisateurs dans les capacités du Bénin et l’attractivité de son environnement numérique.
Odi I. Aïtchédji

















