Réunis à Comè pour évaluer les avancées du Projet d’appui au développement d’une pisciculture agroécologique (Padep), partenaires, autorités locales, techniciens et producteurs ont salué des résultats prometteurs. À mi-parcours, l’initiative favorise l’adoption de pratiques innovantes permettant aux pisciculteurs de réduire leurs coûts de production, de mieux valoriser les ressources locales et de renforcer leur résilience face aux effets du changement climatique.
Face à la hausse du coût des aliments importés et aux défis environnementaux, le Projet d’appui au développement d’une pisciculture agroécologique (Padep) mise sur des solutions innovantes pour renforcer la performance du secteur piscicole béninois. Réunis à Comè dans le cadre de la revue à mi-parcours du projet, les différents acteurs ont dressé un bilan globalement positif des actions réalisées. Pour le chef du projet, Alexis Houndji, l’ambition du Padep est de promouvoir une pisciculture plus autonome et moins dépendante des intrants importés. Il a toutefois souligné que cette étape devait permettre d’identifier aussi bien les réussites que les difficultés à corriger pour la suite. La Directrice pays de la Fondation Hubi et Vinciane, Marcienne Houénou, a rappelé que le projet repose sur une vision partagée avec l’Agence française de développement (Afd), celle de faire de la pisciculture un levier de sécurité alimentaire, de création d’emplois et de protection de l’environnement. Elle a insisté sur l’importance de mesurer l’adoption effective des techniques agroécologiques, leur impact sur les jeunes et les femmes ainsi que leur viabilité économique. Ouvrant les travaux, le maire de Comè, Edgard Tohouégnon, a salué une approche qui apporte des réponses adaptées aux défis liés aux changements climatiques et à la dégradation des ressources naturelles. Il a réaffirmé l’engagement des collectivités locales à accompagner les producteurs dans cette transition. De son côté, Victor Tavi, représentant de l’Atda Pôle 7, s’est réjoui de l’appropriation progressive des techniques promues par le projet. Selon lui, les premiers résultats observés sur le terrain démontrent l’intérêt de l’agroécologie pour le développement de la filière.Parmi les bénéficiaires, Dieu-Donné Toï, président des pisciculteurs de Comè, a mis en avant les avantages économiques des nouvelles pratiques. Grâce à des techniques comme le biofloc et à l’utilisation de ressources locales, les producteurs réduisent leur dépendance aux aliments industriels tout en maintenant leurs performances. D’autres innovations, comme l’utilisation d’escargots aquatiques pour l’entretien des étangs ou la valorisation des eaux piscicoles pour le maraîchage, contribuent également à limiter les coûts et l’usage des intrants chimiques. Malgré ces résultats encourageants, les participants reconnaissent que plusieurs défis subsistent, notamment en matière de diffusion des innovations, de rentabilité et d’accès aux marchés. La seconde phase du projet sera donc déterminante pour consolider les acquis et amplifier les impacts au profit des pisciculteurs.
Zéphirin Toasségnitché (Br Zou-Collines)




















