Depuis janvier 2026, les relais communautaires de Djidja n’ont plus perçu leur prime de travail. Exaspérés par les promesses sans lendemain, ils tirent la sonnette d’alarme en manifestant leur sentiment de frustration grandissant. Ces acteurs essentiels de la santé de proximité dénoncent le retard prolongé dans le paiement de leurs primes et le manque de motivation.
À Djidja, le mécontentement monte parmi les relais communautaires. Ces hommes et femmes qui assurent le lien vital entre les populations et les structures sanitaires grincent les dents parce que leur ventre est. Depuis plusieurs mois, ils travaillent sans toucher leur émolument. L’attente devenant trop longue, ils réclament le paiement de leurs dus et une meilleure reconnaissance de leur rôle dans le système de santé. Depuis environ sept mois, ces acteurs de terrain n’ont reçu aucune rémunération. Une situation qui pèse lourd sur leur moral et leur engagement. Justin Accrombessi, infirmier diplômé d’État et agent de santé communautaire qualifié de l’arrondissement d’Agondji, confirme le malaise : «Nous-mêmes, nous luttons chaque jour pour le paiement de leurs motivations. Les démarches administratives sont en cours, et je peux dire que cela ne prendra plus beaucoup de temps avant qu’ils ne soient payés. »
Des démarches en cours, mais la patience s’épuise
Selon l’infirmier, le maire, le Secrétaire exécutif, le Directeur administratif et financier, sont mobilisées pour trouver une issue. Mais sur le terrain, la lassitude gagne les rangs. Les relais communautaires, souvent bénévoles ou faiblement rémunérés, se sentent abandonnés malgré leur rôle crucial dans la prévention, la sensibilisation et le suivi sanitaire des populations rurales. Les démarches auprès de la Mairie de Djidja restent pour l’heure sans résultat concret. Les relais communautaires, qui assurent la surveillance des maladies, la vaccination et la sensibilisation à l’hygiène, redoutent que leur silence ne soit interprété comme une résignation. Le ras-le-bol des relais communautaires de Djidja met en lumière les difficultés persistantes du système de santé communautaire au Bénin. En première ligne face aux défis sanitaires, ces acteurs réclament non pas des privilèges, mais le respect de leurs droits et la reconnaissance de leur engagement. Leur patience, déjà mise à rude épreuve, attend désormais des actes concrets.
Zéphirin Toasségnitché




















