Des cadres des postes comptables du trésor public participent depuis le mardi 23 juillet 2024, à Abomey, à une formation sur la nouvelle comptabilité de l’Etat. Organisée par la Cellule d’appui au pilotage des réformes, cette session de renforcement de capacités permettre aux cadres des postes comptables du trésor public d’affuter leurs armes sur la tenue de la nouvelle comptabilité de l’Etat.
La Cellule d’appui au pilotage des réformes du ministère de l’Economie et des finances œuvre pour l’efficacité des cadres des postes comptables du trésor public. Elle veut les rendre plus aptes à relever les défis du basculement notamment la production des comptes de qualité. C’est pourquoi elle a organisé une session de formation de renforcement de capacités en vue de les outiller davantage sur l’utilisation du Système d’information de gestion des finances publiques (Sigfp) pour la tenue de la comptabilité de l’Etat. Représentant le secrétaire général du Mef à la cérémonie de lancement de ladite formation, Bertrand Otéyami a fait savoir que la formation des acteurs intervenant dans la mise en œuvre de la Loi organique n° 2013-14 du 27 septembre 2013, relative aux Lois de finances Lolf, une transposition de la Directive n° 06/2009/Cm/Uemoa du 26 juin 2009 portant lois de finances au sein de l’Uemoa, permettra de façon spécifique de faire connaître aux cadres du trésor de façon pratique l’utilisation du Sigfp ; la réforme comptable de l’Etat issue du nouveau cadre harmonisé des finances publiques au sein de I’Uemoa ainsi que le Cadre juridique et technique de la nouvelle comptabilité de l’Etat ; l’Organisation de la comptabilité de l’Etat et le Traitement comptable des opérations financières de l’Etat et la Comptabilisation des immobilisations et les opérations de fin d’exercice et la production des états financiers. Cette réforme, explique-t-il, vise deux objectifs. Il s’agit de l’amélioration de l’efficacité de l’action publique, pour le bénéfice de tous (citoyens, usagers, contribuables et agents de l’Etat) et l’instauration d’une véritable transparence dans la gestion publique, en rendant notamment plus lisibles les documents budgétaires à la fois pour le Parlement et pour le citoyen. Bertrand Otéyami précise par ailleurs que l’élaboration du bilan d’ouverture constitue une opération emblématique sur le plan de la connaissance du patrimoine de l’Etat. « Elle s’est appuyée sur le document portant stratégie de constitution du premier bilan d’ouverture et de son enrichissement ». a-t-il souligné. Minsmin Dandjinou, trésorier départemental du Zou, a pour sa part, apprécié la puissance du Sigfp qui couvre toutes les étapes du circuit du traitement d’un mandat jusqu’au dépôt du compte de gestion puis a trouvé la formation indispensable du fait de l’importance de ce système.
Odi I. Aïtchédji




















