Les arrêtés interministériels de répression des pépiniéristes pirates ont été approuvés. C’était à l’issue d’un atelier d’internalisation du Plan d’actions de lutte contre les pépiniéristes pirates (Palp) qui a pris fin, le mercredi 20 décembre 2023, au siège de la direction générale de l’Atda pôle5 sis à Bohicon.
La Police républicaine et la justice béninoise sont désormais mieux outillées pour réprimer les pépiniéristes illégaux. Quatre arrêtés interministériels ont été approuvés lors de cette rencontre de deux jours pour renforcer l’arsenal juridique existant en la matière. Le Commissaire major de police, Paulin Akomédi, Directeur départemental adjoint de la Police républicaine (Ddpr) du Couffo s’en réjouit. « Pas de loi, pas d’infractions ni de peines. Cette initiative est vraiment salutaire » Il a estimé que la présente initiative est salutaire parce qu’elle a permis de les doter d’un texte règlementaire leur permettant d’être efficace et opérationnelle sur le terrain. « Toutes les fois que nous sommes sollicités, sur le terrain, nous sommes limités dans nos actions quand il s’agit de détruire des plans issus des productions frauduleuses et même de réprimer les pépiniéristes pirates au regard de l’inexistence d’un texte légal dans le domaine de l’agriculture » Au terme donc de cet atelier, cette difficulté majeure est résolue et le droit pourra être dit. Il a saisi l’occasion pour mettre en garde les pépiniéristes qui exercent dans l’inégalité. « S’ils ne font pas l’effort de se conformer aux textes règlementaires, ils vont répondre de leurs actes devant la justice », a-t-il averti. En effet, le sous-secteur semencier au Bénin est dominé par un système informel qui procure près de 80% des semences utilisées dans les exploitations agricoles de productions végétales. Cet état de chose est à l’origine de la faible production de la plupart des spéculations vivrières net de rente dont le palmier à l’huile, l’anacardier, la mangue et les agrumes qui font partie des filières prioritaires inscrites au Programme d’action du Gouvernement. Face à cette attitude qui font des victimes dans le rang des planteurs, les décideurs politiques se sentent interpellés. Ainsi, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche a fait élaborer par une commission ad’hoc, le plan d’actions de lutte contre la production et la commercialisation frauduleuse des plants de palmier à huile, d’anacardier, de mangues et des agrumes afin de renforcer l’observance des bonnes pratiques de production semencière à travers un meilleur respect des textes en vigueur. Ledit plan a fait, au cours du présent atelier l’objet d’une internalisation des acteurs impliqués. L’objectif du Palp a rappelé, Irénée Adjé, représentant le ministre de l’agriculture, est d’assainir l’environnement de la production et de distribution des plants de qualité aux producteurs. Exposant cet outil aux participants, Hervé Aholoukpè, a indiqué qu’il comporte trois grands chapitres à savoir : le renforcement du cadre légal de la chaîne de production et de distribution des plants de qualité, l’amélioration du dispositif de production et de distribution des plants de qualité puis l’amélioration du dispositif de répression des pépiniéristes pirates. Les projets d’arrêtés ont été, quant à eux élaboré pour enrichir le cadre juridique. Pour Jean-Baptiste Noulékoun, l’un des responsables des producteurs de palmier à huile du Bénin pense qu’un pas est franchi. A en croire ses propos, la sensibilisation des pépiniéristes et autres acteurs puis la répression sont les prochaines étapes du processus.
Zéphirin Toasségnitché (Br Zou-Collines)


















