Le Bénin accueille depuis ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025, la deuxième édition du Masterclass sur la tuberculose dédié aux jeunes chercheurs d’Afrique francophone. La cérémonie d’ouverture, présidée par Agnès Vissoh, secrétaire générale adjointe du ministère de la Santé, s’est tenue à l’hôtel du Lac à Cotonou, en présence de représentants d’Expertise France, de l’Oms/Tdr et des acteurs nationaux engagés dans la lutte contre la tuberculose.
Ils sont trente jeunes chercheurs, issus de treize pays d’Afrique francophone, à prendre part à cette formation intensive de six jours, encadrée par dix-huit facilitateurs et spécialistes internationaux. Selon Dissou Affolabi, coordonnateur du Programme national de lutte contre la tuberculose au Bénin, cette semaine sera « riche en partage de connaissances et d’expériences » pour renforcer les capacités de recherche dans une région souvent moins visible dans les grands programmes scientifiques mondiaux.
Représentant l’Oms/Tdr, Corinne Merle a salué l’initiative, estimant que cette masterclass contribuera à développer ou consolider l’intérêt des jeunes chercheurs pour la recherche sur la tuberculose et à élargir les réseaux de collaboration scientifique. Expertise France, partenaire majeur de la formation, a rappelé les enjeux liés à la réduction des financements internationaux, soulignant que l’optimisation des ressources et la coopération deviennent plus que jamais indispensables pour soutenir la recherche sur la tuberculose.
Dans son discours officiel d’ouverture, la secrétaire générale adjointe du ministère de la Santé, Agnès Vissoh a mis en lumière la persistance de la tuberculose comme un défi majeur de santé publique. Elle a rappelé que, selon les données de l’Oms, 10,7 millions de personnes ont contracté la maladie en 2024 et plus d’un million en sont décédées. Elle a ajouté que les pays francophones représentés à Cotonou portent « un fardeau disproportionné », concentrant près de 9 % des décès mondiaux liés à la maladie.
Agnès Vissoh a également souligné la pertinence de cette formation pour répondre au besoin urgent de renforcer les systèmes de santé, améliorer le diagnostic, maîtriser les formes résistantes et produire des données locales capables d’orienter les politiques publiques. Le choix du Bénin, a-t-elle rappelé, n’est pas fortuit : le pays abrite le seul laboratoire supranational de référence de l’Oms en Afrique de l’Ouest et du Centre, ainsi que le secrétariat régional du réseau des coordonnateurs des programmes de lutte contre la tuberculose. Elle a invité les participants à saisir pleinement cette opportunité et à faire de cette masterclass « un véritable laboratoire d’intelligence collective ». La rencontre ambitionne d’accélérer la production de connaissances et de contribuer à l’atteinte de l’objectif mondial de mettre fin à l’épidémie de tuberculose d’ici 2030.
L.A.

















