Après une messe d’action à l’aumônerie de leur hôpital, les femmes du Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé (Chud-O) ont organisé une réjouissance dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme (Jif) autour de la sécurité de la femme et de l’enfant. C’était le samedi 28 mars 2026 à Elona House à Porto-Novo en présence du directeur général du Chud- Philéas Hounnou, du directeur départemental de la Santé de l’Ouémé, Dr William Houndjo, de la directrice départementale des Affaires sociales et de la micro-finance, Dr Solange Odjo Ahlonsou et du préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou.
« Œuvrons pour la sécurité de la femme et de l’enfant lors du parcours des soins….. ». C’est le thème choisi par l’association des femmes du Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé (Chud-O) présidée par Hortence Francisca Kpègni. Dans son allocution, cette dernière a indiqué que ledit thème souligne l’urgence qu’il y a à s’engager résolument pour garantir la sécurité de la femme et de l’enfant à chaque étape du parcours de soins. « Au Bénin, Sous l’impulsion des plus hautes autorités de l’État, notamment son Excellence le Président Patrice Talon, des efforts significatifs sont consentis pour améliorer l’accès et la qualité des soins de santé. Dans nos sociétés, la femme et l’enfant occupent une place centrale. Ils représentent à la fois le présent et l’avenir. Pourtant, malgré les avancées notables dans le domaine de la santé, trop de femmes et trop d’enfants continuent de faire face à des risques évitables lors de leur prise en charge sanitaire. Le parcours de soins ne se limite pas à une consultation ou à un accouchement. Il commence bien avant, dès la sensibilisation, la prévention, et s’étend jusqu’au suivi postnatal et à la croissance de l’enfant. À chaque étape, la sécurité doit être une priorité absolue. Assurer cette sécurité, c’est au-delà des aspects techniques, faire preuve d’écoute, d’humanisme et de respect envers chaque femme et chaque enfant. Œuvrer pour la sécurité, c’est prévenir les risques, réduire les erreurs évitables, et instaurer un climat de confiance entre les populations et les structures sanitaires. C’est aussi promouvoir l’éducation sanitaire et encourager les comportements favorables à la santé et faire en sorte que chaque femme, où qu’elle se trouve sur notre territoire, puisse accéder à des soins sûrs et de qualité. C’est également garantir à chaque enfant un départ dans la vie sans risque évitable et promouvoir l’éducation sanitaire, afin que chaque famille soit actrice de sa propre santé. C’est enfin veiller à ce qu’aucune femme ne soit laissée pour compte, en particulier dans les zones rurales ou défavorisées. L’équité dans l’accès aux soins doit rester au cœur de nos priorités. Cet engagement ne concerne pas uniquement les professionnels de santé. Il interpelle chaque citoyen car une mère en bonne santé et un enfant protégé sont les fondations d’une société forte…… », a-t-elle déclaré, avant de sensibiliser les uns et les autres à cet effet. « Je lance donc un appel solennel à une mobilisation générale : Que chacun, à son niveau, prenne sa part de responsabilité. Que chaque acteur s’engage à faire de la sécurité une priorité absolue. Que chaque décision, chaque action, soit guidée par la volonté de protéger la vie. Engageons-nous, chacun à notre niveau, à faire de la sécurité une priorité absolue dans le parcours de soins. Ensemble, faisons en sorte que plus aucune femme ne perde la vie en donnant la vie, et qu’aucun enfant ne soit privé de son droit fondamental à la santé.
Je nous invite donc, chacun à notre niveau, à agir, à innover et à collaborer pour faire de la sécurité une réalité tangible à chaque étape du parcours de soins…. », a exhorté Hortence Francisca Kpègni.
De son côté, le directeur général du Chud-O, Philéas Hounnou, a invité les femmes et son personnel au travail. « Je voudrais dire à cette assemblée : ne laissons pas la tristesse s’enraciner. Comme nous l’enseignent les Stoïciens, la nature ne nous soumet jamais à des épreuves qui ne soient à notre mesure. Rester dans l’affliction, c’est attirer plus de douleur. Accueillons ce qui arrive avec courage, car ce qui ne dépend pas de nous ne doit pas troubler la paix de notre âme. A vous, personnel de santé en général et particulièrement les femmes du Chud- Ouémé, je dédie ces quelques vers. Dans les couloirs du soin où l’espoir se dessine, vos mains sont le rempart, votre ardeur est divine. Sentinelles du souffle, artisans du réconfort, vous portez sur vos bras le destin et l’effort. La confiance du peuple est notre plus beau lien, un pont jeté hier, un serment pour demain.
Cette confiance grandissante des populations marquée par l’amélioration de la fréquentation de notre centre doit être le socle d’une alliance indéfectible entre le soignant et le soigné. Rappelons-nous que la sécurité des patients est notre propre sécurité. Je le dis souvent à nos médecins : si je tombe malade demain, c’est vous qui me soignerez. Donc, j’ai intérêt à doter les services des équipements de dernière génération qu’il faut et recruter les médecins suivant deux principes, leur compétence et leur empathie envers le malade. Comme on fait son lit, on se couche. Aménageons cet hôpital et nos services avec une telle exigence que nous serons, le moment venu, fiers d’y être nous-mêmes soignés. La femme est le cœur battant de la vie…… », a-t-il lancé. Le préfet de l’Ouémé, le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé et la directrice départementale des Affaires sociales et de la micro-finance ont également salué le travail des femmes du Chud-O. Elles ont été invitées à renforcer leurs capacités.
J. Y. M. (Br Ouémé-Plateau)

















