La Direction générale de l’économie a organisé dans la matinée du mardi 18 novembre 2025, sa conférence périodique. Occasion pour les participants de mener des débats nourris autour de la thématique au cœur des débats : « Vers une meilleure intégration du Bénin dans les chaînes de valeur régionales et internationales : quels leviers mobiliser ? »
À l’ouverture de la Conférence, le directeur général de l’Économie, Aristide Médénou, et le directeur de cabinet du ministre d’État, Hermann Takou, ont livré deux allocutions fortes. Entre bilan des réformes, défis encore à relever et appel à une intégration plus ambitieuse dans les chaînes de valeur, leurs discours tracent les priorités économiques du Bénin. La Conférence périodique 2025 du Ministère de l’Économie et des Finances s’est ouverte sous le sceau de l’engagement, de la rigueur et de la vision. Dans son mot de bienvenue, Aristide Médénou a salué la fidélité des participants à ce creuset d’échanges instauré il y a dix ans, soulignant que cette constance « a permis à l’activité de s’inscrire dans la durée ». Pour lui, le thème de l’édition l’intégration du Bénin dans les chaînes de valeur régionales et internationales s’inscrit dans la continuité des ambitions du PAG. Les transformations engagées depuis 2016, notamment l’essor de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz), témoignent selon lui que « les fruits sont en train de porter les promesses des fleurs ». Mais le directeur général de l’Économie a insisté : malgré les avancées, « nous avons encore du chemin à faire ». La nécessité d’un diagnostic lucide, de l’identification d’opportunités et de la définition de leviers pertinents reste cruciale pour hisser le Bénin dans des segments plus rémunérateurs des chaînes de valeur mondiales. Prenant la parole au nom du ministre d’État, Hermann Takou a renforcé cette perspective. Il a rappelé que le Bénin, dont la croissance figure parmi les plus dynamiques de la région, ne peut rester en marge des recompositions économiques mondiales. « Notre pays a fait le choix stratégique d’une économie ouverte, moderne, compétitive et résiliente », a-t-il affirmé, tout en précisant que cette ouverture doit désormais se traduire par une intégration « plus qualitative et mieux ancrée dans le tissu productif ». Il a rappelé les réformes profondes impulsées par les deux Pag : modernisation du Port autonome de Cotonou, amélioration du climat des affaires, grands travaux routiers, dynamisation des filières agricoles et montée en puissance de la Gdiz. Malgré ces acquis, « l’intégration n’a pas encore atteint son plein potentiel », a-t-il reconnu, évoquant une marge de progression importante dans les exportations de produits transformés et la consolidation de la valeur ajoutée manufacturière. Les deux responsables ont convergé sur un point : la conférence doit permettre de dégager des pistes concrètes pour renforcer la compétitivité du Bénin, créer plus de valeur locale et positionner durablement le pays dans les chaînes de valeur internationales. La journée d’échanges, nourrie par des experts, universitaires et partenaires techniques, alimentera directement les futures politiques publiques. Une démarche essentielle pour bâtir, selon Hermann Takou, « un Bénin mieux intégré dans l’économie mondiale, capable de créer davantage d’emplois et d’opportunités pour sa jeunesse ». Outre la conférence inaugurale. Signalons que trois présentations et un panel suivi de débats ont meublé les travaux.
Gabin Goubiyi



















