Lors d’une récente prise de parole, le vice-recteur en charge de la recherche scientifique Aliou Saïdou a exprimé son opposition catégorique au concours de beauté Miss Bénin. Évoquant ses convictions religieuses et sa vision de la femme, l’autorité universitaire plaide plutôt pour des compétitions basées sur l’intellect et l’innovation.
Profitant de la tribune de la 4ème journée de l’environnement organisée par l’Ase-Cifred le 18 juin 2026, le vice-recteur Aliou Saïdou a proféré un recadrage cinglant contre la prolifération excessive des activités récréatives futiles, citant nommément les concours de beauté estudiantins. Sa décision est prise. Il n’y participera pas. « Moi, je suis un musulman fervent, un imam, un alpha. Cette question de Miss Bénin là, vous ne me verrez pas », a-t-il déclaré avec fermeté. Pour l’autorité, ce choix repose sur le refus de voir le corps de la femme exposé. « Je suis contre. Je n’aime pas qu’on chosifie le sexe féminin. Parce que c’est un sexe très très important pour nous dans la religion musulmane », a-t-il expliqué. Tout en précisant qu’il n’interdit pas l’organisation de l’événement. « Je ne vous dis pas de ne pas continuer à faire votre histoire de miss », il estime que sa présence en tant qu’autorité y serait déplacée.
Valoriser l’intellect plutôt que l’image
Au-delà de la critique, le vice-recteur formule une proposition concrète pour la jeunesse. Il souhaite voir les critères de sélection évoluer vers des compétences académiques et sociétales.
Selon lui, le Bénin gagnerait à remplacer les défilés de mode par des défis intellectuels.« J’aurais préféré que vous me dites que vous voulez faire une séance de concours d’innovation. En somme, un jury se met devant vous et vous planchez », a-t-il conclu. Cette vision remet au centre du débat public la nature des événements soutenus par les cadres et les élites du pays.
















