La Cour constitutionnelle a entamé, le lundi 13 juillet 2026 à Grand-Popo, un séminaire consacré à l’évaluation de l’élection présidentielle d’avril dernier. La rencontre vise à tirer les enseignements du processus électoral, identifier les insuffisances et poser les bases d’un manuel des procédures destiné à renforcer l’efficacité des prochaines consultations électorales.
Conseillers, directeurs techniques, assistants juridiques, cadres administratifs et rapporteurs adjoints participent depuis hier à un séminaire d’évaluation de la Présidentielle du 12 avril 2026. Dans son allocution d’ouverture, Nicolas Assogba, vice-président de l’institution, a rappelé que l’article 117 de la Constitution du 11 décembre 1990, révisée en 2019 et en 2025, confie à la Cour constitutionnelle la responsabilité de veiller à la régularité de l’élection présidentielle, d’examiner les recours, de statuer sur les irrégularités et de proclamer les résultats définitifs. Selon lui, cette mission justifie pleinement l’organisation de ce séminaire d’évaluation. Le vice-président a ensuite dressé le bilan des activités menées par la Cour tout au long du processus électoral ayant conduit à la prestation de serment du président élu le 24 mai dernier. Il a notamment évoqué les échanges avec les organes de gestion des élections, l’organisation de plusieurs séminaires techniques, la production de documents de référence, la supervision des opérations de vote ainsi que le traitement du contentieux électoral. À l’en croire, ces différentes actions ont permis de garantir la transparence du scrutin, d’assurer la régularité des candidatures, de contrôler la conformité des textes électoraux et de proclamer les résultats dans un climat apaisé, contribuant ainsi au renforcement de la confiance des citoyens envers les institutions de la République.
Capitaliser les acquis et corriger les insuffisances
Pour Nicolas Assogba, cette rencontre doit permettre d’établir un bilan sans complaisance des activités organisationnelles et juridictionnelles conduites pendant le scrutin. Les participants sont appelés à recenser les expériences acquises, mettre en évidence les forces et les faiblesses du dispositif, formuler des recommandations opérationnelles et définir des indicateurs d’amélioration pour les prochaines consultations électorales. Afin d’illustrer cette démarche d’amélioration continue, il a cité Winston Churchill, selon lequel « le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal. C’est le courage de continuer qui compte », ainsi que le philosophe John Dewey pour qui « nous n’apprenons pas de l’expérience, mais en réfléchissant sur l’expérience ». Des références qui traduisent la volonté de la Cour d’inscrire son action dans une dynamique permanente de perfectionnement. Prenant la parole, le Secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Romuald Irotori, a insisté sur l’importance de l’élaboration d’un manuel des procédures, document appelé à capitaliser les expériences acquises au fil des différents séminaires organisés par l’institution. Il a indiqué que cette rencontre constitue une étape décisive du processus électoral, probablement la dernière avant sa clôture définitive. L’objectif est donc de produire une première ébauche du manuel qui servira de base à son enrichissement et à son adoption lors de prochaines sessions.
Odi I. Aïtchédji


















