Dans sa livraison N°6438 du mardi 11 octobre 2022, le journal « Le Matinal» a, au regard d’une étude comparative des prix des hydrocarbures en vigueur dans la sous-région, envisagé l’impérieuse nécessité pour le Bénin, de procéder à un ajustement des prix de l’essence et du gazoil. Réunis en conseil des ministres hier, mercredi 12 octobre 2022, le gouvernement a procédé à une légère augmentation des prix de ces deux hydrocarbures.
Vendue à 600 Fcfa à la pompe depuis quelques mois, l’essence est désormais cédée à 650 Fcfa depuis le mercredi 12 octobre 2022. Quant au gazoil, il est passé à 700 Fcfa au lieu de 668 à la pompe jusqu’à la séance du conseil des ministres. Les raisons de cette augmentation sont liées à la crise Russo-Ukrainienne qui a mis à nu l’extrême dépendance de certains pays dont le Bénin par rapport à certains produits d’importation dont les hydrocarbures. Ne pouvant supporter la flambée, beaucoup d’Etats de la sous-région comme le Togo, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Burkina Faso pour ne citer que ceux-là ont procédé au réajustement des prix de ces deux produits pétroliers. Ainsi, l’on peut observer qu’en Côte d’Ivoire, le litre d’essence est passé de 735 Fcfa à 775 Fcfa depuis le 1er octobre 2022, et celui du gazoil de 615 à 655 Fcfa. Au Togo, pour compter de juillet dernier, le litre de l’essence est passé de 625 à 700 francs Fcfa. Celui du gazoil est passé de 660 à 850 Fcfa/l soit une hausse de 190 Fcfa par litre. Au Niger, pour compter du 1er août 2022, le prix du litre de gazoil est passé de 538 à 668 Fcfa soit une augmentation de 130 Fcfa/l. Au Burkina Faso depuis mi-août 2022, l’essence est passée de 715 à 750 Fcfa le litre, et le gazoil de 645 Fcfa à 675 Fcfa. Il est aisé de constater que dans ce tableau, seul le Bénin continue de céder l’essence et le gazoil à des prix très bas. Cela, en raison des subventions de l’Etat non seulement pour assurer la disponibilité des deux produits mais aussi et surtout pour amoindrir les peines des populations face à la cherté de la vie. De mars 2022 à ce jour, près de 90 milliards ont été injectés dans le secteur des hydrocarbures au fins sus-indiquées. Cependant pour tous les pays et particulièrement pour les importateurs, en Afrique comme ailleurs dans le monde, la situation est difficile et appelle des réajustements. Sans cela, le Bénin pourrait se retrouver sans carburant ou gasoil et cela paralyserait l’économie. C’est donc pour que l’économie continue de tourner, que les emplois soient préservés et que la consommation soit préservée que ce réajustement a été effectué.
Gabin Goubiyi
















