La première édition des Journées du secteur privé de la santé en Afrique de l’Ouest s’est tenue le mercredi 9 juillet, à Cotonou et en visioconférence avec les dix autres pays membres de la Fédération ouest-africaine du secteur privé de la Santé (Foasps). Placée sous le thème : « Contributions du Secteur Privé à la résilience des systèmes de santé en Afrique de l’Ouest », cette rencontre marque un tournant dans le dialogue entre les secteurs public et privé de la santé.
Organisée par la Foasps, cette première édition a rassemblé plusieurs acteurs clés tels que le Président de la Plateforme du secteur privé de la santé du Bénin (Pssp), le Directeur général de l’Organisation ouest-africaine de la Santé (Ooas), des représentants de plateformes nationales et le Secrétaire général du ministère de la Santé du Bénin, Dr Ali Imorou Bah Chabi. Le Ministre béninois de la Santé a lancé les travaux à partir de Cotonou. L’objectif principal est de favoriser un Partenariat Public-Privé solide, et intégrer le secteur privé dans les politiques de santé aux niveaux national et régional. Le Président de la Pssp Bénin, Dr Latif Abdou Mousse, a souligné l’importance de créer un cadre permanent de dialogue et d’innovation : « Ces journées doivent être un espace d’engagement, d’échange et de collaboration entre gouvernements, institutions régionales, professionnels de santé, investisseurs et société civile ». Pour Dr Joseph Boguifo, Président de la Foasps, la pertinence du thème ne fait aucun doute, surtout au regard des leçons tirées des crises sanitaires récentes, notamment la pandémie de Covid-19. Il a rappelé que le secteur privé, souvent marginalisé, a pourtant joué un rôle crucial dans la réponse aux urgences sanitaires, grâce à son dynamisme, son innovation et sa proximité avec les populations. Dans son discours d’ouverture, Dr Ali Imorou Bah Chabi, Secrétaire général du ministère de la Santé du Bénin, a salué l’initiative et rassuré les participants sur l’engagement de son pays à soutenir le secteur privé. « Le secteur privé de la santé n’est pas un concurrent du public, mais un partenaire stratégique incontournable. Il contribue à l’offre de soins, à l’innovation, à la formation, à la logistique et à la recherche », a-t-il affirmé. Il a également évoqué plusieurs réformes en cours pour renforcer le cadre légal et institutionnel favorisant le développement du secteur privé de la santé au Bénin.
Léonce Adjévi



















