Le projet «L’histoire du Danxomè d’alors » qui a pris corps l’an dernier aborde cette année sa deuxième saison avec trente nouvelles communications retraçant l’histoire du royaume Danxomè. La conférence inaugurale tenue le samedi 25 mai 2024, à l’ex-Institut francophone d’Afrique noire (Ifan) à Abomey, a connu la participation d’éminents professeurs d’université, des chercheurs et de l’ambassade de France, partenaire privilégié de cette initiative qui dure dix ans.
Sous l’impulsion de Sussuji Béhanzin, directeur de la maison du tourisme d’Abomey et région, la bibliothèque de Danxomè, ne brûlera point. A travers le projet «L’histoire du Danxomè d’alors », financé par l’ambassade de France avec le soutien de l’Uac, l’un des plus puissants royaumes du Bénin d’aujourd’hui est en train de consigner dans des documents pour la postérité un pan de son passé. Pour Sussuji Béhanzin, son initiative vise à doter Abomey des livres musés dans lesquels est transcrite l’histoire de Danxomè avec des personnages. « Il s’agira donc de contribuer à la biographie de l’histoire du royaume de Houégbadja », a indiqué le directeur de la maison du tourisme d’Abomey. Mis en route l’année dernière, le projet s’étale sur dix ans avec une trentaine de communications par an sur les savoirs, le savoir-faire et le savoir-être ayant caractérisé la vie du Danxomè. Tout ceci sera conservé dans des livres pour les générations futures. Car, à en croire Sussuji Béhanzin, les jeunes d’aujourd’hui ne se ressourcent plus. Or, Gabin Bernard Djimassè et Bah Bachalou Nondichao sont des trésors humains dont on peut profiter pour reconstituer les traces de l’histoire de Danxomè. Pour cette saison qui prend fin en septembre prochain, des thématiques telles que les pompes funèbres, l’organisation administrative du royaume et bien d’autres thèmes alléchants seront développés. Dans son intervention luminaire, Francis Agbété, a, au nom du conseil communal d’Abomey, souligné l’importance de l’événement qui, selon lui, rehausse le prestige non seulement de la Commune, mais de toute la région. « C’est en cela que je trouve votre initiative très noble et prometteuse », a-t-il noté. Jill Nallamoutou, chargé de mission, représentant l’ambassade de France à cette cérémonie, a réitéré aux organisateurs le soutien de sa structure tout en les invitant à maintenir le cap. A sa suite Arthur Vido, a présenté dans les moindres détails au public, le contenu des sept ouvrages édités suite à la moisson issue des trente communications animées en 2023 par Dr Romuald Mitchozounnou, modérateur sur le projet. Cyrille Gougbédji, le secrétaire général adjoint du gouvernement a, pour sa part, encouragé les initiateurs qui, pour lui, sont en train de poser les bases d’un réel développement. A en croire ses propos une politique de développement qui s’écarte de l’origine des peuples est vouée à l’échec. La conférence inaugurale de la saison s’est appesantie sur « Ganmèvo », l’une des cérémonies royales organisées par le Dada pour honorer les ancêtres. Bah Bachalou Nondichao et Gabin Djimassè ont, à tour de rôle abordé, l’historique, l’organisation pratique et les innovations apportées à cette cérémonie. Ayant suivi religieusement les différentes interventions, certains des participants ont apporté leur contribution pour enrichir le débat. D’autres ont exprimé leurs préoccupations auxquelles des approches de réponses ont été trouvées.
Zéphirin Toasségnitché (Br Zou-Collines)




















