« La personne humaine est sacrée et inviolable. » Ces mots forts de la Constitution béninoise ne sont plus de simples principes théoriques. Ils guident désormais une transformation profonde de l’action publique. Conscient de son obligation absolue de protéger le citoyen et de lui garantir un plein épanouissement, le gouvernement du président Romuald Wadagni a placé la protection sociale au cœur de ses priorités nationales. Une dynamique qui redéfinit le quotidien de millions de Béninois.
Alors que le Bénin amorce une phase décisive de son développement, le volet social s’impose au cœur des débats politiques. Dans son projet de société « Plus loin, Ensemble » pour la période 2026-2033, Romuald Wadagni esquisse une transformation profonde du modèle béninois. L’ambition affichée est claire, rompre définitivement avec la logique de l’assistanat précaire pour bâtir un système de protection sociale universel, structurel et interconnecté, centré sur la valorisation du capital humain. Le premier grand pilier de cette réforme repose sur la généralisation de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Longtemps attendue dans sa phase globale, l’assurance maladie universelle ciblera prioritairement les populations les plus démunies. Mais la mesure la plus immédiate concerne la gestion des urgences dans les hôpitaux publics. Le projet Wadagni introduit une rupture majeure. Il s’agit de la prise en charge médicale instantanée des urgences vitales avant toute formalité financière ou demande de paiement. Ce dispositif, pensé pour sauver des vies en amont, place la dignité humaine au-dessus des barrières administratives.
Pour la première fois, le secteur informel et rural se trouve au centre de la politique des pensions. Le projet Wadagni prévoit l’opérationnalisation d’une réserve de retraite spécialement dédiée aux paysans et travailleurs de la terre. Cette initiative vise à offrir une sécurité financière à ceux qui nourrissent la nation, corrigeant ainsi une injustice sociale historique en intégrant progressivement les acteurs du monde agricole et informel dans un mécanisme de solidarité nationale. Pour garantir l’efficacité de ces transferts, le projet mise massivement sur la technologie. Une Plateforme Nationale des Prestations Sociales sera déployée, adossée à un registre des ménages et sécurisée par une authentification biométrique stricte. Cet outil moderne permettra d’identifier avec précision les bénéficiaires réels et d’éliminer le fléau des détournements de fonds publics. En parallèle, les Guichets uniques de protection sociale (Gups) seront modernisés pour devenir de véritables hubs de proximité offrant des services financiers et numériques aux citoyens.
Un bouclier pour les plus vulnérables
L’enfance et l’inclusion des personnes en situation de handicap constituent le dernier volet de cette feuille de route. Le programme s’engage à distribuer chaque année des kits scolaires à plus d’un million d’enfants vulnérables pour freiner le décrochage scolaire. De plus, des centres d’accueil d’urgence pour les enfants en situation difficile verront le jour dans plusieurs localités clés comme Cotonou, Allada et Kandi. Enfin, le dispositif « Crédit Inclusion » apportera des subventions et un appui à l’insertion professionnelle pour les personnes vivant avec un handicap. Avec ce programme, Romuald Wadagni fait le pari d’une croissance inclusive où le développement économique ne se conçoit pas sans une justice sociale forte et numériquement maîtrisée.
Des mesures de gratuité
Le gouvernement béninois, sous l’impulsion du ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, a officialisé un paquet de mesures sociales historiques lors du Conseil des ministres du 3 juin 2026. Axées sur l’éducation et la santé, ces décisions marquent un tournant majeur dans la politique d’inclusion sociale du pays pour la rentrée 2026-2027. La mesure phare consacre l’exonération totale des frais de scolarité pour toutes les filles inscrites dans l’enseignement secondaire général, technique et professionnel public. Du collège jusqu’au lycée, l’accès à l’école devient entièrement gratuit pour la population féminine. Pour soutenir cette dynamique, l’État injecte une enveloppe de 20 milliards de Fcfa. Ce budget massif servira à raccorder en eau potable et en électricité l’ensemble des établissements scolaires publics qui en sont encore dépourvus, garantissant ainsi des conditions d’apprentissage dignes. Dans le secteur de la santé, le gouvernement instaure le principe du « On soigne d’abord, on discute après ». Les urgences médicales vitales sont désormais prises en charge immédiatement et gratuitement dans tous les hôpitaux et centres de santé publics du Bénin. Aucun paiement préalable ni dépôt de garantie ne peut plus être exigé avant l’administration des premiers soins critiques. Pour assurer la viabilité opérationnelle de cette mesure, un fonds d’urgence sanitaire initial de 1 milliard de Fcfa a été débloqué. Il permettra de doter immédiatement les formations sanitaires du pays en kits d’urgence, en médicaments essentiels et en intrants médicaux. Par ces réformes, les autorités béninoises entendent alléger directement le panier de la ménagère et éliminer les barrières financières qui coûtent la vie à de nombreux citoyens.
Sergino Lokossou

















