Le ministre Benoît Dato, en charge des Sports au Bénin, a officiellement lancé le versement des bourses d’études aux jeunes athlètes béninois médaillés lors de la première édition des Jeux africains scolaires en Algérie. En transformant rapidement ses promesses en actions concrètes, l’autorité ministérielle réaffirme sa volonté de faire du sport scolaire un véritable levier de réussite sociale et académique au Bénin.
Quelques mois après le retour triomphal de la délégation béninoise d’Algérie, où les athlètes de moins de 17 ans ont brillé du 26 juillet au 5 août 2025, le ministère des Sports a joint l’acte à la parole. Cette réactivité marque un tournant dans la gestion des talents, prouvant que l’excellence sur les pistes et les terrains est désormais assortie d’une garantie de soutien institutionnel durable. Au cœur de cette initiative se trouve un dispositif de bourses d’études étalé sur deux ans, conçu pour sécuriser le parcours scolaire des médaillés. La jeune prodige de l’athlétisme, Ruffine Sonon, illustre parfaitement cette reconnaissance. Sacrée championne sur 800 mètres, elle a reçu un premier appui financier de 480 000 francs Cfa pour l’année en cours, soit une allocation mensuelle de 40 000 francs Cfa qui sera reconduite l’année prochaine. Cette approche vise à offrir une sérénité d’esprit aux athlètes les plus performants afin qu’ils n’aient plus à choisir entre leurs études et leur passion. Cet élan de solidarité étatique s’étend également aux sports collectifs et aux disciplines de précision. Les handballeurs béninois, forts de leur médaille d’argent, bénéficient d’une enveloppe annuelle de 360 000 francs Cfa par personne. De leur côté, les escrimeurs ainsi que le lanceur de javelot Ibrahim Kissagui, tous médaillés de bronze, perçoivent une allocation de 300 000 francs Cfa pour cette première phase. Chaque bénéficiaire est assuré de recevoir une seconde tranche identique l’année suivante, conformément aux engagements pris par le ministre Benoît Dato lors de l’accueil de la délégation à Cotonou. À travers cette série de décaissements, le gouvernement béninois envoie un message fort à la jeunesse et aux parents d’élèves : le mérite sportif est une valeur refuge. En plaçant l’éducation au centre de sa politique, le ministère des Sports ne se contente pas de récompenser des résultats ponctuels ; il bâtit un système où le sport devient un véritable moteur de promotion sociale. Cette stratégie de parole tenue renforce la crédibilité des réformes en cours et positionne le Bénin comme un modèle de gestion du sport scolaire dans la sous-région.
Karol B. Sékou (Coll)




















