(Le Pdiad-Bmvo, une initiative gouvernementale saluée)
Soucieux d’assurer la sécurité alimentaire aux populations, le gouvernement du Bénin, avec l’appui de ses partenaires, a mis en place le Projet de développement des infrastructures agricoles et de désenclavement dans la Basse et moyenne Vallée de l’Ouémé (Pdiad-Bmvo) pour un coût total de 95,044 milliards de francs Cfa. Le riz, le poisson, le maïs et le maraîchage sont les filières cibles de cette ambition du chef de l’Etat. Le jeudi 06 novembre 2025, à la préfecture de Porto-Novo en absence du coordinateur national du Pdiad-Bmvo, empêché, son représentant, Janvier Sokomè, spécialiste suivi-évaluation et capitalisation, a présenté aux maires et aux autorités, au cours du Conseil départemental de concertation et de coordination (Cdcc), le contenu et l’état de mise en œuvre ainsi que les perspectives du projet.
Le spécialiste en suivi-évaluation et capitalisation du Projet de développement des infrastructures agricoles et de désenclavement dans la basse et moyenne Vallée de l’Ouémé (Pdiad-Bmvo), Janvier Sokomè, a exposé ses grands axes pour l’essor du potentiel agricole et économique de la région et a annoncé le démarrage des travaux pour l’année prochaine. Dans son exposé, il a détaillé la structuration du projet en trois phases majeures. La première (2024-2025) porte sur la revue des études et le recrutement des prestataires. La seconde (2026-2027) sera consacrée à la réalisation des travaux d’aménagement. Enfin, la troisième phase (2028-2029), marquera l’exploitation opérationnelle des sites aménagés, concrétisant ainsi les ambitions du projet pour le développement durable de la Vallée de l’Ouémé. Il a ensuite présenté l’état d’avancement du Pdiad-Bmvo au 31 octobre 2025. Selon ses explications, le projet a enregistré des progrès notables dans plusieurs volets notamment le recrutement des prestataires, l’actualisation des études d’impact environnemental et social en vue de l’obtention du certificat de conformité, ainsi que l’acquisition et la mise en place de lots de matériels roulants. « Nous avons présenté l’état d’avancement du projet. Ce qu’on peut dire aujourd’hui est que, sur la période de 2025, nous prévoyons le recrutement des prestataires, la revue des études. A partir de l’année 2026, les travaux vont effectivement démarrer et la période 2028-2029 sera consacrée à l’exploitation des sites aménagés. Nous avons martelé qu’à la date du 31 octobre 2025, le projet a évolué dans le processus de recrutement des prestataires et l’actualisation des études d’impact environnemental et social pour l’obtention du certificat de conformité environnementale et sociale…… », a-t-il expliqué.
Les mesures d’accompagnement prises
De même, au cours de la séance, le spécialiste a indiqué qu’il n’y aura pas d’expropriation des terres. A ce niveau, il a souligné qu’il y aura l’identification des personnes affectées par le projet, la sensibilisation des parties prenantes et le recrutement de l’auditeur externe. Il a rassuré les maires et cadres présents que tous les exploitants déjà installés sur les sites concernés ont été recensés et seront relogés et accompagnés par le projet sur les sites identifiés par les autorités communales des zones d’intervention du projet. « L’inquiétude des participants était de savoir à quelle date nous voulons réellement commencer les travaux, d’une part, et ce qui est prévu aux exploitants terriens, d’autre part. A ces préoccupations, nous avons répondu que les exploitants sont déjà recensés. Nous avons déjà demandé à chaque mairie de nous aider à identifier les sites….. », a confié à la presse Janvier Sokomè, en passant en revue les contraintes entravant la mise en œuvre du projet au 31 octobre 2025. A la fin de cette présentation, le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou ainsi que les maires et cadres du département, ont salué le chef de l’Etat pour la mise en œuvre du Pdiad-Bmvo dont l’objectif est de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire des populations cibles de la Vallée de l’Ouémé par l’aménagement des périmètres irrigués, la création des voies d’accès et la construction d’infrastructures socio-économiques.
Jules Yaovi Maoussi (Br Ouémé-Plateau)

















