Quelques heures après l’audience accordée au parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) par le chef de l’État, Patrice Talon, les responsables de cette formation politique sont montés au créneau le mercredi 31 janvier 2024. Cette sortie médiatique qui s’est tenue au siège du parti, a été une occasion pour les conférenciers d’exposer les points abordés au cours de la rencontre au Palais de La Marina.
Le parti de l’opposition Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) est favorable à une relecture du Code électoral. C’est l’une des propositions faites au président de la République, Patrice Talon par les responsables de la formation politique au cours de l’audience qui leur a été accordée. Aux dires du Secrétaire exécutif national de la Fcbe, son parti, après avoir expérimenté et éprouvé les élections, a estimé depuis des mois, le besoin de toiletter le Code électoral aux fins d’en extirper les anomalies. Pour étayer son argumentaire, à travers un raisonnement mathématique, Paul Hounkpè, a démontré que l’article 41 alinéa 11 du Code électoral qui stipule que « la Commission électorale nationale autonome dispose d’un délai de huit jours après la délivrance du récépissé provisoire pour statuer sur la validité des candidatures » est un piège qui pourra mettre en mal le processus électoral notamment la disponibilité des formulaires de parrainage. « Nous avons demandé au chef de l’État qu’au lieu de huit jours, le délai soit porté à 12 jours, ce qui permettra à tous les nouveaux élus d’être installés », a indiqué Paul Hounkpè tout en ajoutant que cela simplifiera le processus pour les élections générales de 2026. Revenant sur la question des parrainages, le conférencier principal a confié que ce sont les élus de 2026 qui auront ce privilège afin de permettre au président de la République de travailler avec sa majorité. La séance d’échanges entre le président Patrice Talon et les responsables du parti Fcbe a été aussi une aubaine pour ces derniers de revenir sur certains points dont la réduction des montants des cautions pour les candidatures, la déconcentration de la délivrance des quitus fiscaux et le principe d’attribution des parrainages par les élus. Des contributions qui sont tombées dans des oreilles attentives du chef de l’État, selon les responsables du parti.
Fcbe contre une révision non consensuelle de la Constitution
« Il y a beaucoup de choses à corriger dans la Constitution, mais à l’étape actuelle, toutes les conditions ne sont pas réunies pour une révision de la Loi fondamentale du Bénin », a expliqué Alain Adihou, un responsable du parti Fcbe. Selon l’ancien ministre, la Fcbe n’exclut pas une modification de la Constitution, mais cela doit se faire de manière consensuelle et inclusive après des échanges entre les politiques et la société civile au cours desquels, chaque acteur devra faire des propositions. Pour ce faire, les cadres du parti de l’opposition invitent l’Assemblée nationale à mettre en place un Comité dans le but de permettre aux différents maillons d’apporter des contributions qui prennent en compte les aspirations des populations dans le but d’éviter les incidents malheureux qui ont émaillé la période post-électorale de 2019. Somme toute, le parti préconise juste de se limiter à la modification du Code électoral pour les élections générales de 2026 en attendant une révision plus appropriée de la Constitution.
Mohamed Yasser Amoussa (Coll)




















